Pont-Aven

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Ici, le climat tempéré exceptionnel de la période estivale s’accorde parfaitement à une nature variée et agréable. Ce village du sud du Finistère était autrefois connu pour ces 14 moulins et 15 maisons ! L’ emplacement particulier de ce village de charme au abords de la rivière Aven permet l’installation aisée de moulins tandis que l’ouverture proche vers l’océan autorise le transport aisé des marchandises. Le commerce prospère. La situation actuelle reste inchangée mais par la route ! En effet, la recette des galettes de Pont-Aven sera créée en 1890 par un boulanger du village, Isidore Penven. Elles font désormais le bonheur des gourmands. L’Aven forme un ria (un estuaire qui subit l’influence des marées) navigable à partir du village. Un port y sera créé pour le transport du blé. Il sert aujourd’hui d’abri pour les bateaux de plaisance. Les premiers moulins à eaux apparaissent dès le Xe siècle sur les bords de l’Aven. Leur concentration dans Pont-Aven sera sans équivalent, avec une quinzaine en activité au XIXe siècle. La ville des meunières possède encore quelques moulins, certains en l’état de vestiges, d’autres encore debout. Citons le moulin du Grand Poulguin(transformé en restaurant), le moulin de Rosmadec (restaurant gastronomique renommé), le moulin David (peint par Gauguin). Ajoutons la minoterie Le Dérout, toujours en fonctionnement et témoignant du passé meunier de la ville. Aujourd’hui les moulins ne sont plus en activité. En 1864, le village sera découvert par hasard par Bacon, célèbre peintre originaire des États-Unis. Subjugué par tant de douceur et de qualité de vie, il vanta suffisamment les qualités de ce coin caché de Bretagne pour y attirer une large communauté d’artistes. Les Pontavénistes sont alors témoins d’une période artistique exceptionnelle atteinte avec la création de l’école de Pont-Aven, mouvement qui révolutionna la peinture et annoncera par bien des manières l’art moderne. À partir des années 1870, de nombreux peintres, en particulier américains, vinrent séjourner dans le petit village qu’était encore Pont-Aven. L’un d’entre eux, Armand Jobbé-Duval se mua en leader d’un courant qu’il appelait le synthétisme. La venue d’Émile Bernard, de Paul Sérusier et de Paul Gauguin en (1886), qui résida à la pension Gloanec, donna une nouvelle force à ce qui devait être appelé plus tard l’École de Pont-Aven. Pont-Aven School of Contemporary Art, plus communément appelé PASCA (http://www.pontaven.org), est un programme d’arts dont le campus principal est à Pont-Aven. Il est donc possible de visiter de nombreuses galeries. À partir de 1992, une nouvelle école de Pop art, Le Hangar’t ou École de Nizon se développe à Nizon, autour d’un projet artistique visant à conserver la mémoire iconographique du bourg. Le musée des Beaux-Arts est ouvert depuis 1985. Il a mené dès ses débuts une importante campagne d’acquisitions et compte actuellement un fonds de 850 œuvres, allant de l’École de Pont-Aven à l’art contemporain.

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