Château de PIERREFOND

Le Château de Pierrefonds est l’un des plus bel exemple d’architecture militaire et civile dans un Moyen-Age idéalisé.. En 1332, Louis d’Orléans reçu de son frère Charles VI le fief de Pierrefonds. Il présida la construction du Château actuel et y donna des fêtes fastueuses. Plus tard, François 1er orne et meuble le château avec un luxe inouï et fait de Pierrefonds une résidence incomparable. Démantelé au XVIIème siècle, il fut reconstruit par l’architecte Eugène Viollet-Le-Duc pour Napoléon III. Le grand architecte a pu exprimer ici tout son talent et a voulu recréer le château originel. Ce monument qui ne fut pas habité par Napoléon III et l’impératrice Eugénie, recèle, dans son architecture et ses décors, des richesses qui, à elles seules, envoutent le visiteur. Château de Pierrefonds Rue Viollet-le-Duc 60 350 Pierrefonds Tél : 03 44 42 72 72 Fax : 03 44 42 36 59 Château classé Monument Historique  » Pierrefonds appuyé à la forêt vers le nord-ouest, se trouvait commander un magnifique domaine, facile à garder sur tous les points, ayant à sa porte une des plus belles forêts de Paris. C’était donc un lieu admirable pouvant servir de refuge et offrir les plaisirs de la chasse au châtelain «  Eugène Viollet-Le-Duc HISTORIQUE Sur cette excellente position naturelle, on a bâti successivement au moins trois châteaux : un ou plusieurs châteaux primitifs, dont le premier semble remonter aux Carolingiens, la forteresse que Louis d’Orléans, frère de Charles VI, fit édifier au XIVème siècle ; le château de Napoléon III restauré au XIXème siècle par Viollet-le-Duc. L’état débile du roi Charles VI favorise la lutte qui va opposer Louis d’Orléans à son oncle, le duc de Bourgogne, Philippe le Hardi. Louis, avant d’être assassiné en 1407, par ordre de son cousin Jean sans Peur, fils de Philippe le Hardi, tente d’asseoir sa puissance militaire en réaménageant des sites militaires antérieurement occupés. Ce n’est pas avant 1392 que Louis d’Orléans put songer à faire commencer la forteresse. Au cours des XVème et XVIème siècles, elle connut sans trop grands dommages les vicissitudes de la guerre de Cent ans et des guerres de religion. Mais en 1616, Antoine d’Estrées son gouverneur embrasse le parti des mécontents et Louis XIII la fait assiéger ; après s’en être emparé, il la fait démanteler, ne laissant que de très belles ruines qui, dès le XVIIIème siècle, attirèrent dessinateurs et graveurs. Le courant romantique, au début du XIXème siècle, attire à Pierrefonds les artistes qui y trouvent une inspiration propre à satisfaire le goût du moment. La découverte de sources sulfureuses accroît encore l’attrait du château et provoque une floraison de guides à usage populaire. Le 11 août 1832, Louis-Philippe donne à Pierrefonds, à l’occasion du mariage de sa fille avec le roi des Belges, Léopold Ier, un grand banquet au milieu des ruines. Dès 1848, le château est inscrit sur la liste des monuments historiques et, en 1850, le Prince-président, le futur Napoléon III, y fait une visite.   Le château de Napoléon III On sait l’importance qu’eut Compiègne dans la vie de la Cour de Napoléon III, qui y séjournait fréquemment, et où avaient lieu les fameuses « séries » réunissant gens de cour, écrivains et artistes. Napoléon III, qui s’intéressait à l’archéologie, avait, sur la recommandation de Prosper Mérimée, alors inspecteur en chef des Monuments Historiques, et ami de l’Impératrice, accueillis à Compiègne l’architecte Viollet-le-Duc qui fut chargé en 1857 de restaurer Pierrefonds. Les travaux commencèrent une années plus tard dans un souci de restauration. A partir de la fin de 1861, le principe de « ruine pittoresque » est remplacé par celui de « résidence impériale ». Sur une base moyennageuse, Pierrefonds devient un édifice nouveau, « une folie romantique » créée en grande partie par Viollet-le-Duc pour les besoins de la chasse et des divertissements de la Cour. Il s’agit moins désormais de « restauration » que de « reconstruction ». Viollet-le-Duc, connaissant parfaitement et estimant au plus haut point les techniques de l’architecture du Moyen-Age, cherche en rebâtissant Pierrefonds à recréer une forme d’architecture originale. Le gros oeuvre est achevé en 1866. L’Empereur fait installer dans la « grande salle » et les pièces voisines, la belle collection d’armes et d’armures qu’on peut voir exposée aujourd’hui au musée des Invalides. Mais il reste beaucoup à faire et les travaux ne sont pas finis quand survient la guerre de 1870. La fin de la reconstuction est alors laborieuse. Viollet-le-Duc meurt en 1879. L’architecte Ouradou, son gendre, le remplace, achève la chapelle et la salle des Gardes. Le décor intérieur reste inachevé. Viollet-le-Duc a reconstitué à Pierrefonds un château où se manifeste l’image d’un Moyen-Age idéalisé à l’époque romantique. Pierrefonds fait songer à une représentation des « Très Riches Heures du Duc de Berry » et évoque pour l’homme contemporain l’architecture médiévale des ouvrages scolaires.   DESCRIPTION Les extérieurs Le château est situé à l’extrémité d’un promontoire surplombant de trois côtés des pentes assez prononcées. L’élévation extérieure de Pierrfonds semble avoir été restituée avec exactitude, et ce qui restait du château lui-même suffisait en grande partie à imaginer son aspect antérieur. Le château forme un quadrilatère irrégulier, flanqué au milieu et aux angles de chacun de ses côtés de huit grosses tours semi-cylindriques de défense. Chacune de ses tours était décorée d’une statue abritée par une niche, représentant un preux. Un grand bas-relief représentant l’Annonciation orne le façade principale du château. Les courtines et les tours sont munies de deux chemins de ronde superposés. Le premier, couvert d’un toit afin de rendre impossible l’escalade au moyen d’échelles, repose sur des machicoulis (saillies de maçonnerie percées d’ouvertures par lesquelles on peut assomer l’assaillant en laissant tomber sur lui des projectiles divers). Le mur qui ferme le chemin de ronde comporte des créneaux. Les parties pleines de ces créneaux sont percées d’archères cruciformes (fentes en forme de croix pour les tirs d’arbalète), ce qui permet d’atteindre aussi bien les assaillants éloignés que ceux proches des murailles. Le chemin de ronde supérieur n’est pas couvert, mais possède aussi des créneaux et des meurtières. Il formait une seconde ligne de défense. Désormais on peut communiquer entre les tours, contrairement au principe des châteaux plus anciens où chaque tour était considérée comme un réduit de défense indépendant.   Les intérieurs Dispositions des bâtiments Si l’extérieur de Pierrefonds correspond assez bien dans son ensemble à ce que devait être la forteresse de Louis d’Orléans, l’intérieur est presque entièrement une création de Viollet-le-Duc : il l’a doté d’un décor purement imaginaire, digne d’une résidence où la Cour impériale aurait pu s’installer, mais inadapté à une forteresse dans laquelle tout décor était superflu. La grande cour A l’intérieur de la cour, la distribution des bâtiments qui s’appuient aux courtines d’enceinte est la suivante : à gauche, un grand corps de logis allongé, deux autres au fond de la cour et vers la droite, à l’extrémité droite, la chapelle et, directement à droite de l’entrée, le donjon, non pas isolé comme celui du château de Coucy, mais adossé à la façade principale et ainsi incorporé au système défensif général. Au voisinage du donjon, immédiatement à droite de celui-ci, se trouve la « cour des provisions », serrée entre la tour de Charlemagne, la chapelle et la courtine d’enceinte. C’est par elle, et à l’aide de la poterne décrite ci-dessus, que se faisait le ravitaillement du château. En cas d’irruption ennemie, cette cour était séparée de la cour principale par une poterne fortifiée, percée dans le mur reliant le donjon à la chapelle. Au fond de la cour et à droite jusqu’à la chapelle, s’élèvent des bâtiments entièrement neufs que l’on doit considérer, pour reprendre la description de Louis Grodecki, « comme un décor de théâtre digne d’un opéra de Meyerbeer, d’une complication étourdissante et d’une assymétrie calculée ». On remarquera particulièrement le perron d’angle dont les rampes portent d’extraordinaires animaux fantastiques dûs à la main du sculpteur Frémiet (1824-1910), ainsi que sur un socle la statue équestre en bronze de Louis d’Orléans, également par Frémiet. La chapelle Elévation au-dessus de l’abside d’une vaste tribune voûtée donnant à l’ensemble de la chapelle actuelle un impressionnant et audacieux élancement qu’animent, de leur profondeur prise dans l’épaisseur des murs, les tribunes latérales et les galeries qui les surmontent. La sécheresse des voussures rectangulaires, très saillantes, percées d’oculus, augmente encore l’impression de hauteur et d’élancement de l’ensemble. Enfin, grâce aux ruptures de niveau et aux changements d’orientation des murs, Viollet-le-Duc a réussi le tour de force de faire tenir le plus de choses possible en peu d’espace. Le donjon Viollet-le-Duc a restitué le donjon avec exactitude. La première salle du donjon tenait lieu d’antichambre et de salon. Elle occupe la moitié du donjon au premier étage. Elle est couverte d’un plafond plat, soutenu par de grosses poutres qui reposent sur d’énormes corbeaux. Sur les murs et le plafond sont peints le porc-épic de Louis d’Orléans et l’aigle impérial. La chambre de Napoléon III De la pièce suivante, très sombre, et qui servait de cabinet de travail à Napoléon III, on passe à travers l’épaisseur de la courtine dans la cour de Jules César, où se trouvait la chambre à coucher de l’Empereur. Une peinture de chasse seigneuriale revêt le manteau de la cheminée. La chambre de l’Impératrice se trouve au-dessus de la chambre de Napoléon III. De forme octogonale et voûtée, elle est ornée comme les précédentes d’un lambris sculpté et entièrement peinte de rinceaux, de feuillages et autres ornements. Sur le manteau de la cheminée, on voit une sorte d’arbre peint où apparaissent les bustes des chevaliers de la Table Ronde. La salle des Preux Longue de 50 mètres, large de plus de 9 mètres, cette immense salle est recouverte d’un lambris caréné. Des lignes très sèches soulignent la structure de cette salle lumineuse. Elle était destinée à servir de salle de bal. La salle des Gardes On y trouve une belle cheminée, presque entièrement ancienne, aux armes de Louis d’Orléans, et dans les très beaux fragments de sculptures provenant des niches anciennes du château, Jules César à l’armure frappée de l’aigle impérial, Charlemagne, un globe à la main et le torse du roi Arthur. INFORMATIONS PRATIQUES Horaires : Ouvert : Du 15 mai au 15 septembre : 9h30 – 18h Du 16 au 30 septembre : 9h30 – 12h30 et 14h – 18h du lundi au samedi 9h30 – 18h le dimanche Du 1er octobre au 31 mars : 9h30 – 12h30 et 14h – 17h30 du lundi au samedi 9h30 – 17h30 le dimanche Du 1er avril au 14 mai : 9h30 – 12h30 et 14h – 18h du lundi au samedi 9h30 – 18h le dimanche Fermé : Les 1er janvier, 1er mai, 1er et 11 novembre et 25 décembre Tarifs : L’acquittement du droit d’entrée donne accès à la visite libre/guidée du monument et à la visite libre des expositions temporaires et/ou permanentes Plein tarif : 6,10 € Tarif groupe / professionnels du tourisme * : 5,10 € Tarif réduit ** : 4,10 € Gratuit : pour les moins de 18 ans (hors groupe) * pour les groupes de plus de 20 personnes ou accompagnés d’un professionnel du tourisme ** jeunes de 18 à 25 ans, familles nombreuses, enseignants… Tarifs scolaires : du 01/10 au 15/03 : 15 € par classe du 16/03 au 30/09 : 30,5 € par classe Entrée gratuite chaque premier dimanche des mois d’octobre à mars inclus (Aucune réservation possible ces jours) Informations : Renseignements et réservations : Château de Pierrefonds Service des réservations Rue Viollet Le Duc 60 350 Pierrefonds (Oise) tel. 03 44 42 72 72 (du lundi au jeudi, 10h /12h et 14h /17h) fax. 03 44 42 36 59  

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